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Une femme à la cour de Louis XVI
Adélaïde-Suzanne de Vismes (1753-1832), épouse La Borde, puis Rohan-Chabot, dame de lit et poétesse de la Reine Marie-Antoinette.
Fille de Noble Homme Pierre Martin de Vismes [1], chevalier, conseiller-secrétaIre du Roi Louis XVI (par remplacement) [2], fermier général et inspecteur des salines d'Alsace et de Suisse dès 1749, aux Fermes de l'équivalent du Languedoc en 1755. Il fut aussi Adjoint à son oncle le comte Carré de Lorme en 1757 pour exercer le poste de directeur des gabelles des Trois Evêchés et des douanes de Franche-Comté et d'Alsace [3].
Adélaïde grandit, donc au sien d'un milieu aristocratique, et de la Cour de France, et par cela elle épousa en premier temps le comte Jean-Benjamin de La Borde [4], Fermier général, auteur-compositeur. Premier valet de chambre de Louis XV. Il sera guillotiné à la révolution. Elle eut un enfant de lui, Auguste Delaborde, qui fut d'abord militaire et inspecteur des douanes, puis banquier[5].
Veuve, elle épousa en seconde noce Louis Antoine Auguste de ROHAN-CHABOT, duc de Rohan et de Chabot [6].
Ses frères sont aussi célèbres qu'elle, tels que Joseph, Jacques ou Martin, écuyer, Lieutenant colonel du Régiment royal d'artillerie de Strasbourg et gouverneur de la place frontière de Bitche.
Choisi par le roi Louis XV pour remplir une mission militaire auprès de l'Electeur de Bavière il devint Commandeur de l'Ordre royal de Saint Louis [7].
Ses autres frères, Anne Pierre Jacques Devismes du Valgay, écuyer sieur du dit lieu, Directeur de l'Opéra et de l'académie royal de musique , et Alphonse Denis de Vismes-de Saint-Alphonse, écuyer, compositeur, Officier d'artillerie, et fermier général [8].
Elle fréquentait déjà la Cour lors de son enfance [9], où son père exercait des charges au près du roi, ansi que bon nombre de personnes de son entourage firent de même [9] En 1780, elle est présentée ainsi que ses frères et son marie le comte de La Borde au roi et à la reine, ou cette dernière, Marie-Antoinette, crée pour elle la charge de "Dame de Lit"[10], Adélaïde fut aussi poétesse de la reine, on sait également qu'elle fut très estimée, non seulement par la reine, mais aussi par les gens de la cour telle que la célèbre Agathe de Rambaud qui a élevé le futur Louis XVII de sa naissance à son incarcération au Temple [11].
Tout était bien dans le meilleur des mondes, jusqu'à la révolution, ou les révolutionnaires pour (le semble t-il) un esprit de paix et de liberté, tuérent son mari, cet assassinat à la guillotine eut lieu le 5 septembre de l'année 1794 [12], et de ce fait elle dut se cacher, jusqu'à la prise du pouvoir de Bonaparte, ou quelques mois avant elle épouse en seconde noce le duc Louis Antoine Auguste de ROHAN-CHABO
T en présence des deux familles et de Philippe, sire de SEGUR DEMOLINS, Jean Léger et Claude Constance, comte de HOUDETOT ainsi que Jean Philippe de FRANQUETOT, chevalier-seigneur de Coigny [13].
Mais, malgré tout Louis-Antoine-Auguste de Rohan-Chabot meurt à Paris, le 29 novembre 1807, sans voir la Restauration qui permit à son fils et donc beau fils d'Adélaïde de racheter plusieurs des domaines familiaux au vicomte de Janzé en 1814 (châteaux de Pontivy et de Josselin, toujours détenus par les ducs de Rohan)[14].
Depuis cette époque on ne retrouve plus de trace d'Adélaide, mais pourtant on imagine lors de la restauration qu'elle repris des fonctions honorables à la Cour, puisqu'on voie dans son acte de décès quelle est morte et inhumée à Paris, en 1832, vers l'âge de 78 ans[15].
(Pour mémoire : l'héritière des ducs de Rohan épousa Henri de Chabot et fonda dans [16] cette famille la branche de Rohan-Chabot. Il ne s'agit donc pas vraiment de Rohan.). Ils écartèlent en plaçant Rohan aux quartiers d'honneur.:écartelé, de gueules à neuf macles d'or et d'or à trois chabots de gueules, timbre une couronne de duc (Duc de Chabot (1775 - érection par brevet), puis Duc de Rohan, Comte de Jarnac et de Porhoët, Vicomte de Bignan, Baron de Kerguehéneuc) [17].
Les fermiers généraux au XVIIIe siècle Par Yves Durand ed 1996
La terreur à Rouen, 1793, 1794, 1795: d'après des documents inédits Par Félix Clérembray 1901
Publications. Series "Recherches.", Volume 70 1971
[1] Un directeur d'opéra au dix-huitième siècle: l'Opéra sous l'ancien régime; l'Opéra sous la révolution, Pougin 1914
[2] L'intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 59
[3] Jean-Benjamin de Laborde, ou, Le bonheur d'être fermier-général Le Temps des mondes 2001
[4] Jacques Devisme, Jean-Benjamin de La Borde, un favori des dieux, Paris, 1935
[5] Aux origines d'une discipline historique: la musique et son histoire Par Philippe Vendrix
[6] Titres, anoblissements et pairies de la restauration 1814-1830, Volume 6 Par Albert Révérend (vicomte)
[7] Manuscrit d'Hozier
[8] Un directeur d'opéra au dix-huitième siècle: l'Opéra sous l'ancien régime; l'Opéra sous la révolution
[9] LES SECRETAIRES DU ROI DE LA GRANDE CHANCELLERIE DE FRANCE : DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE ET GENEALOGIQUE, 1672-1789 une oeuvre de FAVRE-LEJEUNE CHRISTINE [10]
[10] Les fermiers généraux au XVIIIe siècle Par Yves Durand
[11] Pour l'amour du Dauphin: Madame Agathe de Rambaud, Par Guy de Rambaud 2005
[12] La terreur à Rouen, 1793, 1794, 1795: d'après des documents inédits Par Félix Clérembray 1901
[13] histoire et Généalogie des Maisons de Chabot et de Rohan-Chabot, Georges Martin,
[14] L'intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 55
[15] D'après les recherche de M.Hecquet, de Mme de Fontaine,
[16] Jacques Devisme, Jean-Benjamin de La Borde, un favori des dieux, Paris, 1935
[17] http://www.heraldique-europeenne.org/Accueil.htm